Mise en place d’un plateau de pouce pour hautbois

Mise en place d’un plateau de pouce pour hautbois

(Andrew May’s Wind Instrument Repairer, Edinburgh)

Le système plateau de pouce est généralement associé aux modèles d’étude et il est remplacé par le système conservatoire sur les instruments professionnels. Néanmoins au Royaume-Uni, nombre de musiciens restent fidèles au plateau de pouce. Il est donc courant de se voir demander d’ajouter un plateau de pouce sur un modèle conservatoire. Le plateau va agir directement sur le mécanisme conservatoire sans empêcher son bon fonctionnement. Il sera donc toujours possible au musicien de choisir. Les deux systèmes ont exactement la même fonction, seul le doigté change ; ils permettent l’émission du Sib et du Do.

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« …la route sillonne la falaise offrant une vue incroyable. »

Voilà ce que je me surprends à lire dans mon carnet de voyage et je peux m’empêcher de m’exclamer intérieurement sur un air un peu niais : « Oh mon Dieu, je ne peux pas en croire mes yeux ! »

Et oui parfois on écrit des choses vraiment débiles.

Croire ce que ses yeux racontent, c’est comme gober ce que notre bouche pourrait entendre et nous renvoie à la pifométrie, « à vue de nez », discipline parente de l’oculométrie, « à odorat d’œil » (ou « odorat d’yeux »). Après tout cela on s’étonne que les gens soient perdus et se mettent à croire (en) n’importe quoi.

Mongolie 2011, le récit

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UB

15 Juin 2011 23h30

« Hier, Sashka est venue me chercher à l’aéroport, c’est son beau frère en uniforme militaire qui nous conduit jusqu’à chez elle. Première expérience de la conduite mongole ; ça craint mais c’est moins dangereux que d’être piéton. Sashka habite dans un bâtiment délabré (pas plus que les autres) de l’aire soviétique mais l’intérieur est très chaleureux… »

Je consacre mon premier jour en Mongolie à une visite de sa capitale qui compte 1,3 million d’habitants (la moitié de la population totale, pour un pays qui fait trois fois la superficie de la France). Routes défoncées, bâtiments en piteux états et baraquements de tôle en plein centre ville. Seuls quelques bâtiments modernes, buildings de verre, contrastent avec le ton de base. Peut-être faut-il attendre l’hiver pour que la ville dévoile tout son charme lorsque par -40 °C celle-ci se voit recouverte par une fumée épaisse et nauséabonde provenant de la combustion des bouses de yak utilisées pour le chauffage. Malgré tout il fait bon s’y promener (en été en tout cas), l’ambiance est décontractée et il y a tout de même quelques jolis temples bouddhistes ainsi que la grande place de Sükhbaatar où trône Chinggis Khaan.

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